C'est quoi les MST, VIH et SIDA ?

Les maladies sexuellement transmissibles, ou MST, sont, comme leur nom l'indique, des maladies pouvant se transmettre lors d'un rapport sexuel. Le terme IST pour Infections Sexuellement Transmissibles est préféré depuis quelques années à celui de MST. Il peut s'agir de n'importe quel type de rapport non protégé : vaginal, anal ou même oral. Les IST sont aussi appelées maladies vénériennes. Parmi les IST les plus connues, on retrouve le SIDA, la syphilis, ou d'autres infections génitales comme l'urétrite à Chlamydia ou l'herpès génital.
Il s'agit du Virus de l’Immunodéficience Humaine, qui s'attaque au système immunitaire chargé de défendre notre organisme contre les maladies et infections. Lorsqu’une personne est infectée par ce virus, celui-ci va détruire progressivement certaines cellules qui coordonnent l’immunité (c’est-à-dire les défenses de l’organisme contre les microbes).
Au fil du temps, ces cellules deviennent de moins en moins nombreuses et l’immunité est de moins en moins efficace.
Des maladies de plus en plus graves peuvent alors se développer. Certaines maladies sont appelées "maladies opportunistes" parce qu’elles profitent de la diminution de l’immunité pour se développer. Lorsqu’une personne a une ou plusieurs maladies de ce type, on dit qu’elle a le sida (Syndrome d’Immuno Déficience Acquise).
Le SIDA (Syndrome d’Immunodéficience Acquise) est une maladie transmissible, provoquée par un virus appelé VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine). Ce virus s’attaque au système qui défend l’organisme contre les maladies (le système immunitaire).
Progressivement, il détruit certains éléments essentiels du système immunitaire, en particulier des globules blancs appelés “lymphocytes CD4”. Quand le taux de CD4 est trop bas, le corps ne peut plus se défendre et des infections graves peuvent alors survenir.
C’est à ce stade que l’on parle de maladie du sida, car, avant, on parle d’« infection à VIH » ou de « séropositivité ».

Le virus du SIDA est présent dans les liquides biologiques du corps tels que le sang, les secrétions vaginales, le liquide pré-séminal, le sperme et le lait maternel. Il se transmet alors par plusieurs voies :


1) La transmission par voie sexuelle: le virus peut passer d’une personne infectée à une personne non infectée au cours d’un rapport sexuel non protégé (sans utilisation du préservatif).


2) La transmission par le sang: la transmission par voie sanguine concerne notamment les Utilisateurs de Drogues Injectables. Elle se fait par exemple par l’utilisation d’une seringue déjà contaminée. La contamination peut se faire à travers des aiguilles utilisées pour les tatouages ou encore l’échange de tout matériel souillé par le sang d’une personne contaminée (lame de rasoir, brosse à dents maculée de sang…). Les transfusions sanguines dans les hôpitaux sont sans danger de contamination : depuis 1990, le sang transfusé est systématiquement testé.


3) La transmission de la mère à l’enfant: une mère infectée peut transmettre le virus du SIDA à son enfant au cours de la grossesse ou pendant l’allaitement. Dans 75\% des cas, une femme enceinte séropositive ne transmet pas le virus à son enfant.

La meilleure prévention est l'utilisation du préservatif lors des rapports sexuels !


Utiliser de nouvelles seringues stérilisées à chaque injection.


Eviter l’utilisation de tout matériel tranchant souillé. Utiliser toujours votre propre matériel (lame de rasoir, brosse à dent…).


Les femmes enceintes doivent se faire dépister. Si la mère est séropositive, la prise de médicaments dans le cadre de la trithérapie réduit fortement le risque de transmission du virus à son enfant lors de la grossesse. L’accouchement par césarienne ainsi que le traitement par trithérapie de l’enfant après la naissance permet également de réduire le risque d’infection pour l’enfant.

Au moindre doute, il est important de faire un test de dépistage pour connaître son statut sérologique. Il est gratuit, rapide et anonyme dans les centres ATL MST SIDA. Si on est séropositif, le savoir le plus rapidement possible permet d’être mieux pris en charge médicalement.
De nos jours, grâce aux traitements, on peut avoir quasiment la même espérance de vie qu’une personne séronégative, travailler, avoir des projets et fonder une famille. Savoir que l’on est séropositif permet aussi de faire attention pour ne pas transmettre le virus. Cela rend possible une vie sexuelle à la fois épanouie et responsable.
Souvent pendant plusieurs années, l’infection par le VIH ne s’accompagne d’aucun symptôme. Cela ne veut toutefois pas dire que le virus est en sommeil. Dès la contamination, des milliards de particules virales sont produites de manière constante.
Le seul moyen de savoir est de faire test de dépistage chez un médecin. Chez environ 80\% de personnes, dans les semaines qui suivent la contamination par le VIH, ressentent des symptômes faisant penser à une grippe: température, malaises, grande fatigue, éventuellement aussi des ganglions gonflés, des ulcérations de la bouche ou des muqueuses génitales, une éruption cutanée. Puis, après une ou deux semaines, ces symptômes disparaissent.
Le VIH, lui est toujours présent et il continue à se disséminer dans l’organisme et à détériorer lentement le système immunitaire.
Dans un premier temps, les défenses immunitaires éliminent efficacement les virus grâce aux anticorps anti-VIH qui se forment.
Pendant plusieurs années, le système immunitaire garde le contrôle sur les virus. Au bout d’un certain temps, les virus prennent toutefois le dessus (parfois momentanément) et les défenses immunitaires sont débordées. C’est à ce moment-là que surviennent des infections opportunistes (dues à des germes habituellement sans gravité pour la plupart des gens), certains cancers et des affections neurologiques. C’est l’apparition de ces maladies qui marque le passage au stade sida.
Non, il ne se transmet que par voie sexuelle, sanguine, ou de la mère à l'enfant.
Partager un repas, boire dans le même verre, serrer quelqu'un dans ses bras, sont des contacts et des activités quotidiennes qui ne causent jamais la transmission du VIH. Le VIH ne se transmet ni en parlant, ni en travaillant avec une personne infectée par le virus. De même, un éternuement ou la toux ne transmettent pas le VIH. Nager dans la même piscine ou encore partager les toilettes, ne font pas courir de risques. La salive, l’air et les contacts directs ne peuvent pas transmettre le VIH.
Non. Il n'y a aucun risque d'attraper ce virus par une piqûre de moustique.
Oui. Le cadre médical prend les mesures préventives nécessaires pour éviter la contamination par le virus VIH. Une femme enceinte peut avorter jusqu’à 12 semaines.
Non. Le virus peut se transmettre au bébé pendant l'allaitement.

Il faut vérifier que la date d’utilisation n’est pas dépassée.

Il faut faire attention au moment de l'ouverture de l'emballage afin de ne pas abimer le préservatif : ciseaux, ongles et tout autre matériel pointu sont à éviter.

Le préservatif se met sur le pénis en érection complète, on ouvre doucement l'emballage pour ne pas le déchirer, en appuyant sur le réservoir d'air en avant du préservatif et on l'enroule sur tout le pénis.

Le préservatif est à usage unique, une fois terminé il faut le nouer et le jeter.

Dans les pharmacies et les locaux des associations impliquées dans la lutte contre le VIH/SIDA et de l’ONFP. L’ATL MST SIDA distribue des préservatifs gratuitement à l’Espace Jeunesse et Vie, avenue 5 août, rue 19 juillet, 3002 Sfax.
Si une personne est diagnostiquée séropositive, le personnel médical la dirigera vers la direction des soins de santé de base la plus proche pour une prise en charge. En Tunisie, la personne porteuse du VIH est entièrement prise en charge financièrement et psychologiquement par l’Etat, quelle que soit sa couverture de santé.
Il n’existe pas de vaccin ou de traitement pouvant définitivement guérir le SIDA mais il existe un traitement appelé trithérapie qui permet de ralentir la progression du virus et ses effets sur l’organisme. Le traitement permet de retarder la phase SIDA. Cette phase arrive normalement après une dizaine d’année mais une personne vivant avec le VIH qui observe son traitement peut entrer dans cette phase après un plus grand nombre d’années.